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Coronavirus : Mayotte et La Réunion redoutent le pire

C’est dorénavant une course de vitesse qui s’est engagée à Mayotte et à La Réunion pour éviter une « déflagration » sanitaire. Les deux départements français de l’océan Indien avaient, jusqu’à il y a peu, été épargnés par l’épidémie de Covid-19.

Le premier cas à La Réunion a été détecté le 11 mars : il s’agit d’un habitant de Saint-Denis, âgé de 80 ans, de retour d’une croisière aux Bahamas et qui avait transité par Paris. A Mayotte, le premier cas déclaré remonte au 14 mars, là aussi en provenance de la métropole. A la date du 22 mars, la Réunion comptait 65 cas et, à Mayotte, 21 cas étaient avérés lundi 23 mars. Avec, désormais, des cas autochtones, témoignant de la circulation du virus dans ces territoires insulaires.

Les chiffres peuvent encore paraître relativement faibles mais doivent être mis en regard des capacités d’accueil et de traitement des malades, ainsi que des conditions de précarité d’une partie de la population de ces départements – doublées, à Mayotte, de dizaines de milliers d’immigrants vivant dans des bidonvilles. Mayotte compte 16 lits de réanimation pour une population de 256 000 habitants selon l’Insee mais probablement supérieure à 300 000 habitants, voire 350 000 du fait de l’immigration clandestine.

Le nombre de médecins de ville est vingt fois inférieur à la moyenne nationale, quatre fois inférieur en ce qui concerne les médecins hospitaliers. Par surcroît, sévit actuellement une épidémie de dengue d’une exceptionnelle ampleur : à la date du 18 mars, 2 254 cas avaient été confirmés, entraînant 129 hospitalisations, 416 passages aux urgences et 3 décès.

Une situation « ubuesque »

Selon la commission médicale d’établissement du centre hospitalier de Mayotte (CHM), ses capacités seront dépassées d’ici une semaine. Elle réclame « des commandes urgentes et massives de masques en plus de ceux prévus dans le quota outre-mer ».

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